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Victor Martins : "Je n'ai pas envie de griller les étapes"

Victor Martins : "Je n'ai pas envie de griller les étapes"

Actualités F1

Victor Martins : "Je n'ai pas envie de griller les étapes"

Victor Martins : "Je n'ai pas envie de griller les étapes"

Titré champion de Formule 3 après un final confus à Monza, le pilote tricolore, membre de l'Alpine Academy, s'est confié à GPFans.

Arrivé en tête du classement du championnat avant la finale de Monza, Victor Martins avait terminé 10e de la course 1, et gardait les cartes en main avant la deuxième manche du week-end, la dernière de la saison.

Martins Champion F3 au bout du suspenseLire plus

4e sur la grille, le pilote ART Grand Prix prenait rapidement la tête de la course, mais devait s'incliner en piste face à Zane Maloney et Oliver Bearman, ses rivaux directs pour le titre.

La troisième place suffisait au tricolore pour être titré devant Maloney, et la course était stoppée par un drapeau rouge suite à un accident dans le peloton entre sans gravité entre Kush Maini et Brad Benavides, qui nécessitait l'arrêt de la course au 18e des 22 tours prévus.

Mais, en rentrant aux stands, et alors que l'arrêt définitif de la course était annoncé, Martins se voyait signifier une pénalité de cinq secondes pour dépassement des limites de la piste. Rétrogradé au 5e rang, il perdait virtuellement son titre, mais d'autres pénalités appliquées à d'autres pilotes pour les mêmes raisons le replaçaient au 4e rang, après d'interminables minutes d'attente de la décision finale des commissaires.

Victor Martins était ainsi sacré, à 21 ans, succédant au palmarès à Dennis Hauger (2021) et un certain Oscar Piastri (2020). Le Français est revenu sur son week-end auprès de GPFans.

Comment avez-vous vécu l'après-course et cette attente interminable ? C'est sûr qu'à ce moment-là, beaucoup de choses sont passées dans la tête. Je me voyais champion, après non, il y avait beaucoup d'incompréhensions, mais ce qui était sûr c'est que je n'avais pas les cartes en mains. Quand j'apprends la pénalité, ça m'énerve car je n'ai pas été informé des limites de piste que j'avais dépassées [un pilote est pénalisé au bout de quatre dépassements des limites NDLR]. Personne n'a été sanctionné de tout le week-end, ce n'était même pas forcément un sujet. Je sentais une forme d'injustice si les choses n'avaient pas été dans le bon sens pour moi. A ce moment-là, j'étais déçu, énervé. Il faut dire que ça a été souvent le cas dans ma carrière, il y a eu des revirements de situations dans les derniers instants, et ça n'a jamais été dans ma faveur. Finalement, la décision est tombée, j'étais champion, c'était un grand soulagement.

Quels étaient les sentiments lorsque la confirmation du titre est arrivée ? Ce final un peu particulier n'a pas gâché ma joie, ça a même rendu le moment encore plus incroyable, j'étais encore plus soulagé. Mais c'est un peu le résumé de ma carrière, à chaque fois je me complique la tâche, cette fois encore, même si je n'étais pas totalement fautif. J'ai pu apprécier, ça permis de relâcher toute la pression, j'en avais besoin. Je ne voyais pas comment ce titre pouvait m'échapper.

Sur quoi s'est jouée cette saison ? Je crois que nous avons toujours été là. Même dans les moments compliqués, on a marqué des points. J'ai fait des erreurs, mais j'ai appris beaucoup de choses, notamment à approcher les week-ends de course, ne pas vouloir tout contrôler, car c'est comme ça qu'on passe à côté. J'ai pris de l'expérience, appris à commencer sereinement et sur le bon pied dès les essais libres, on se rend compte que ça coule naturellement derrière. Emotionnellement on a été solides, on n'a rien lâché, on avait toujours la volonté de rester dans la course.

"Même si accéder en F1 est toujours compliqué, c'est notre objectif principal."

Vous disputiez votre deuxième saison en Formule 3. Le titre était-il impératif ? Je savais effectivement que c'était l'année où il fallait gagner. Une seconde saison, c'est toujours difficile. On peut se mettre une pression supplémentaire, surtout quand ça ne va pas. Mais j'avais les bonnes personnes autour de moi, Alpine a réussi à me décentrer de ça, me dire que j'avais largement le potentiel pour et qu'il fallait simplement utiliser mon potentiel maximum. Leur rôle a été de faire en sorte que je ne pense à rien une fois que je suis dans la voiture, sans me poser de questions. L'avantage quand on est dans une première année, c'est qu'on a plus à gagner qu'à perdre, on prend plus de risque. Là, sur une deuxième année, quand ça va moins bien, c'est facile passer du côté négatif. C'est juste des passages compliqués à passer qui vont me permettre d’être plus fort dans le futur.

Comment vivez-vous votre statut de pilote Alpine Academy ? C'est un soutien hyper positif. J'en ai vraiment besoin. Ils ont un vrai projet avec moi, ils m'apportent un vrai soutien, ils sont là pour moi, quand ça ne va pas, ils cherchent des solutions, des réponses. Et quand ça ne fonctionne pas, ils ne vont pas me blâmer, mais ils ont la volonté de m'aider. Je sens un projet bienveillant, même si accéder en F1 est toujours compliqué, c'est notre objectif principal. SI on n'y arrive pas, il y a d'autres catégories, de l'endurance notamment. Quand on est pilote de l'Academy, ce n'est pas pour une courte période. Je sais que je vais faire un bon bout de chemin avec eux.

L'objectif immédiat est évidemment la Formule 2 ? Ça se présente très bien en effet. Il n'y a rien d'officiel, rien de confirmé, mais ça se présente bien, et l'objectif a été atteint avec ce titre en F3. Avec quelle équipe ? Je ne sais pas encore. J'ai remporté tous mes titres avec ART, j'ai envie d'aller en F2 avec eux, mais on verra. En attendant je veux savourer, et profiter.

Un test en F1 peut-il se présenter rapidement ? Si un moment je veux aller en F1 il va falloir effectivement commencer par des tests. Depuis dimanche, on me pose pas mal de questions là-dessus, si je vais rouler en F1 en essais libres ou en essais privés. Mais je vais avoir le temps, la Formule 2 est l'objectif pour le moment. Et si je fais du bon travail en F2, je sais que j'aurai cette chance, mais d'abord il faudra faire du simulateur, des essais privés avec eux. Je n'ai pas envie de griller les étapes, et surtout pas maintenant en sentant que cet objectif se rapproche.

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