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Il y a 35 ans : la mort de Didier Pironi

Il y a 35 ans : la mort de Didier Pironi

Actualités F1

Il y a 35 ans : la mort de Didier Pironi

Il y a 35 ans : la mort de Didier Pironi

Celui qui aurait dû être le premier champion du monde français a connu un destin doublement tragique.

Si Alain Prost, en décrochant le titre en 1985, permettait à la France de compter pour la première fois un champion du monde de Formule 1, Didier Pironi aurait pu (aurait dû) poser cette première pierre trois ans plus tôt, avec Ferrari.

Après avoir effectué ses débuts en F1 chez Tyrrell en 1978, où il affichait déjà de belles dispositions, et avec qui il décrochait ses deux premiers podiums en 1979, le natif de Villecresnes, dans le Val-de-Marne, rejoignait l’équipe Ligier pour la saison 1980.

Une première saison frustrante avec Ferrari A l’époque, la formation tricolore trustait les premières places et faisait jeu égal avec les grosses artilleries de l’époque, manquant même de peu le titre en 1979. C’est avec l’équipe de Guy Ligier que Didier Pironi remportait son premier succès cette année-là (à Zolder), avant de céder aux sirènes de la Scuderia Ferrari pour 1981.

Le champion du monde 1979, Jody Scheckter, décidait en effet de se retirer à la fin de la saison 1980, et Ferrari cherchait un pilote solide pour épauler le véloce Gilles Villeneuve, bien établi à Maranello depuis son arrivée en 1978.

La première saison chez Ferrari au volant de la 126Ck à moteur turbo allait s’avérer compliquée pour Pironi, qui ne put enregistrer le moindre podium cette année-là, avec pour meilleur résultat une quatrième place à Monaco, alors que Villeneuve enregistrait deux victoires, à Monaco puis en Espagne (Jarama).

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Mais le travail de Ferrari allait finir par payer et la 126C2 allait vite s’avérer comme une voiture à battre. Les trois premiers Grands Prix de 1982 allaient pourtant s’avérer frustrant pour ses deux pilotes, avec deux abandons et une disqualification pour Villeneuve, et deux abandons et une seule sixième place pour Pironi, qui sentait pourtant que sa première victoire chez les Rouges n’était pas loin.

Imola : le clash et le drame Le quatrième rendez-vous de l’année, le Grand Prix de Saint Marin, allait cristalliser toutes les tensions. Lors d’un conflit ouvert entre la FIA et l’association des constructeurs de Formule 1 (FOM), près de la moitié des équipes, loyales à la FOM, décidaient de boycotter l’épreuve. Ferrari et Renault se retrouvaient alors sans rivaux pour se disputer la victoire à Imola.

Après l’abandon précoce des Renault de Prost et d’Arnoux, les deux Ferrari caracolaient vite en tête, Villeneuve devançant Pironi. La Scuderia Ferrari décidait alors de demander à ses pilotes, loin devant tout le monde, de ralentir pour garantir le doublé.

Villeneuve y voyait une consigne de figer les positions, pas Pironi qui surprenait son équipier et le dépossédait de la victoire à quelques tours de la fin. Furieux, le Canadien tentait de reprendre son bien et, à l’issue d’un duel haletant, c’est finalement Didier Pironi qui s’imposait et remportait sa première victoire avec Ferrari, devant un Villeneuve livide de rage.

Au Grand Prix suivant, à Zolder, Gilles Villeneuve, encore furieux, donnait tout pour s’emparer de la pole, mais le pilote canadien se tuait lors de sa dernière tentative en qualifications.

Forfait après ce drame, Pironi reprenait sa marche en avant, avec deux podiums (Monaco et Detroit) et une victoire (Zandvoort) qui le mettaient sur orbite vers le titre mondial. Deux autres podiums (Brands Hatch et Le Castellet) le confortant dans cette position.

Une trajectoire brisée Mais, lors des essais libres du Grand Prix d’Allemagne à Hockenheim, disputés sous la pluie, la Ferrari de Didier Pironi décollait sur la Renault d’Alain Prost, rendue invisible par les projections d’eau.

La Ferrari volait dans les sapins, retombait lourdement au sol. Pironi échappait par miracle à la mort, mais frôlait de peu l’amputation. Sa saison était bien évidemment terminée, tout comme sa carrière en sport automobile.

Bien qu’il n’ait pris part aux cinq derniers Grands Prix, Pironi ratait le titre pour cinq petits points, coiffé sur le fil par Keke Rosberg (Williams) lors du final à Las Vegas. Après de longues années de rééducation, Didier Pironi reprenait le volant d’une F1 (une Ligier), en 1986, mais c’est en compétition de bateau off-shore qu’il reprenait goût à la compétition.

Mais, lors d’une épreuve disputée au large de l’ïle de Wight, près des côtes anglaises, se dernier trouvait la mort le 23 août 1987 lorsque son bateau se retournait à haute vitesse, tuant également ses équipiers, le journaliste Bernard Giroux, et son vieil ami Jean-Claude Guénard.

Didier Pironi était âgé de 35 ans.

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