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Bilan mi-saison 2022 : Mercedes a-t-elle réduit l'écart avec Red Bull et Ferrari ?

Bilan mi-saison 2022 : Mercedes a-t-elle réduit l'écart avec Red Bull et Ferrari ?

Actualités F1

Bilan mi-saison 2022 : Mercedes a-t-elle réduit l'écart avec Red Bull et Ferrari ?

Bilan mi-saison 2022 : Mercedes a-t-elle réduit l'écart avec Red Bull et Ferrari ?

L'optimisme était de mise pour Mercedes à l'amorce de Grand Prix de France ce week-end au Castellet.

À la fin de saison, sauf incroyable revirement de situation, l'écurie allemande va très probablement céder, pour la première fois de l'ère Turbo-Hybride en Formule 1, le titre de champion du monde des constructeurs.

Depuis le début de l'année, Mercedes n'est plus l'équipe dominante de la F1. Avec l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation, ainsi que des nouvelles monoplaces, ce sont maintenant Red Bull Racing et Ferrari qui dominent la discipline. Mercedes n'a plus signé de pole position ni remporté de course depuis le Grand Prix d'Arabie Saoudite en 2021.

A la mi-saison 2022 avant le Grand Prix de France, les flèches d'argent accusent un retard de 122 points au championnat constructeurs sur Red Bull (359 points contre 237 pour Mercedes). George Russell, pilote le mieux classé au championnat des pilotes Mercedes, a 80 points de retard sur Max Verstappen, soit l'équivalent de plus de 3 victoires en termes de points. Mercedes a donc un écart significatif à combler sur ses rivaux lors de deuxième partie de saison. Réussir cela permettrait de poser les bases d'une meilleure monoplace pour l'année 2023.

Un début de saison où Mercedes est en difficulté

Dès les essais hivernaux, Lewis Hamilton et George Russell n'étaient pas en confiance avec la nouvelle monoplace sortie des usines de Brackley et de Brixworth. Si la concurrence a d'abord pensé que l'écurie allemande et ses pilotes bluffaient, cela s'est vite vérifié lors des premières courses de la saison.

Lors des premières qualifications à Bahreïn, Lewis Hamilton accusait un retard de près de 7 dixièmes de secondes sur le poleman Charles Leclerc, un gouffre. En course, le rythme de la W13 n'est pas non au rendez-vous. Les pilotes souffrent du phénomène de marsouinage qui empêche l'écurie d'utiliser le plein potentiel de la W13 entrevu en soufflerie. De plus, les ingénieurs des flèches d'argent semblent perdus quant aux solutions à apporter pour résoudre les problèmes inhérents à la monoplace.

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Après les 5 premières courses, le bilan est accablant : Mercedes n'est monté qu'à deux reprises sur le podium (deux fois 3e à Bahreïn ainsi qu'en Australie). En effet, si l'écurie allemande a pu réaliser ces résultats, c'est en raison d'une monoplace très fiable et aux déboires de Red Bull et Ferrari, touchés par la fiabilité. En qualifications, l'écart moyen avec la tête lors des 5 premières manches de la saison est de 1,067 secondes.

Premières évolutions, un bilan mitigé

C'est lors de la sixième manche du championnat en Espagne que Mercedes a apporté ses premières évolutions. La nature peu bosselée du circuit de Barcelona-Catalunya a convenu davantage aux caractéristiques de la W13. Mercedes a pu abaisser sa monoplace au niveau du sol pour améliorer la performance. George Russell se qualifie en 4e position en Espagne, mais l'écart reste significatif (à 0,643 seconde de retard sur Charles Leclerc, poleman).

C'est en course que l'on voit les premiers effets des évolutions apportées. George Russell parvient à résister au Red Bull pendant quelques boucles avant d'inscrire un nouveau podium à son nom (après l'abandon de Charles Leclerc largement en tête avant son problème de fiabilité). Pour la première fois de la saison, Mercedes a mené un Grand Prix avec les 4 tours en tête de Russell à Barcelone.

Hamilton a également affiché un rythme de course similaire à la tête de course. Après avoir été percuté par Kevin Magnussen en début de course, l'obligeant à rentrer aux stands suite à une crevaison, le septuple champion du monde a terminé à la 5e place. Mais ce fut une première occasion manquée de constater les progrès de la monoplace par rapport à Ferrari et Red Bull.

Les deux pilots ont moins été à l'aise lors des courses suivantes sur les circuits urbains de Monaco et de Bakou, où les pistes sont bosselées. Mercedes ne finit pas mieux que 5e à Monaco (Russell) et enregistre une 3e et 4e places en Azerbaïdjan (encore une fois après les deux abandons de Leclerc et Sainz), mais à une lointaine distance de Max Verstappen, vainqueur du jour.

Au Canada, la pluie s'est mêlée aux qualifications, accentuant le fossé entre les monoplaces. Hamilton se qualifie 4e, mais plus de 1,5 secondes de Verstappen. En course cette fois, c'est Hamilton qui monte sur le podium, pour la première fois depuis la première épreuve à Bahreïn. Les deux Mercedes ont parfois affiché un rythme de course équivalent à celui de Red Bull et Ferrari, mais toujours insuffisant pour entrer dans la bataille de tête.

Deuxième apport d'évolutions : une lutte pour les premières places à la régulière à Silverstone

Mercedes apporte à nouveau des évolutions à Silverstone. Sur le sec, Russell et Hamilton semblent plus proches de la tête lors des essais libres. Mais les qualifications se déroulant sous la pluie, l'écart avec la pole positon est de 1,012 secondes. La pluie ne semble pas aider Mercedes à se rapprocher des écuries de tête, comme constaté à Imola et au Canada.

Le dimanche, la W13 était dans le rythme des leaders. Pour la première fois de la saison, Hamilton a mené une course avec 8 tours en tête. Il a fait tenir ses pneus mediums plus longtemps afin d'avoir l'avantage pneumatique sur les deux Ferrari en fin de course. Malheureusement, l'intervention de la voiture de sécurité a remis les compteurs à zéro, permettant à Ferrari de chausser des pneus tendres à Sainz. Hamilton a également suivi la même stratégie, mais a perdu l'avantage pneumatique pour lequel il avait travaillé si dur. Une occasion manquée pour Mercedes de remporter une première course en 2022.

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Une opportunité manquée en Autriche

En Autriche, nous n'avons également pas pu voir le plein potentiel de la W13. Le week-end s'annonçait prometteur sur un circuit du Red Bull Ring où Mercedes n'a pas été à son aise lors des récentes saisons.

Hamilton semblait en confiance lors de la première séance d'essais libres, et lors des deux premières parties des qualifications. Mais son accident en Q3 a compromis ses chances de réaliser un résultat majeur en Autriche. Relégué en 9e position pour le départ de la course sprint, il ne parvint à hisser la W13 qu'à la 8e positon pour la course, où il finit 3e à une longue distance de Charles Leclerc et Max Verstappen.

Russell n'a quant à lui pas pu profiter de l'erreur de son coéquipier en qualifications, ayant également commis l'irréparable dans son ultime tour en Q3. Il termina son week-end autrichien à la 4e place, ayant effectué une belle remontée à la suite de son accrochage avec Sergio Perez dans le premier tour (qui a valu au Britannique une pénalité ainsi qu'un aileron avant endommagé qu'il a également dû changer lors de son arrêt aux stands).

Toto Wolff déclarait après l'Autriche que l'écurie allemande ne souffrait plus du marsouinage. "Le marsouinage, je pense que nous l'avons maîtrisé. Je pense que si nous devions retourner à Monaco et à Bakou, nous ne serions pas géniaux, mais pour sûr [nous n'aurions] pas les problèmes que nous avons vus il y a quelques semaines."

Troisième apport d'évolutions : Premier double podium Mercedes en France

Mercedes continue d'apporter des évolutions en France, avec une nouvelle spécification de l'aileron avant présenté jeudi au circuit du Paul Ricard. Le circuit du Castellet est une piste sur laquelle Mercedes comptait être compétitive, compte tenu de son asphalte relativement lisse qui favoriserait les caractéristiques de la W13. Avec un marsouinage maîtrisé, l'écurie espérait définitivement être à la lutte avec ses rivales pour la victoire.

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Samedi lors des essais qualificatifs, c'est la douche froide. Lewis Hamilton s'est qualifié en 4e position, mais à 0,893 seconde de Charles Leclerc. Alors que George Russell, 6e, était relégué à plus d'une seconde du leader. L'écurie n'est donc pas parvenue à réduire significativement l'écart avec les écuries de tête en qualifications, malgré les évolutions. Et le moral des troupes de Toto Wolff n'était pas au beau fixe.

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Mais dimanche, ce fut une tout autre histoire. Hamilton dépassait Perez au départ pour se retrouver 3e, derrière Leclerc et Verstappen. Le septuple champion du monde a su imprimer un rythme de course important, auquel Sergio Perez n'a pas pu répondre. Avec l'accident de Charles Leclerc, Hamilton a pris la deuxième place. Il a à nouveau maîtrisé Perez après l'intervention de la voiture de sécurité. Le septuple champion du monde a terminé à cette place pour inscrire un 4e podium consécutif. Russell a quant à lui été à la lutte avec Perez dans les ultimes tours de course et l'a dépassé pour le gain de la 3e position juste à la fin de l'intervention de la voiture de sécurité virtuelle. Hamilton et Russel sont donc montés tous les deux sur le podium pour Mercedes. Bien que cela ait été rendu possible par l'abandon de Leclerc et de la pénalité de Carlos Sainz, Mercedes avait la vitesse nécessaire en course pour placer au moins l'une de ses monoplaces sur le podium en France.

Conclusion : Mercedes pas encore au niveau sur un tour, mais progresse en conditions de course

Mercedes continue d'apporter des évolutions cette saison afin de réduire l'écart avec Red Bull et Ferrari. Ces dernières n'apportent pas forcément de gains notables en termes de performance sur un tour : - L'écart le moins important avec la pole position a été constaté lors du Grand Prix d'Autriche, où George Russell s'est qualifié à 0,447 seconde de Max Verstappen. Ce résultat est peut-être à nuancer dans la mesure où le circuit de Spielberg est le plus court de la saison. - L'écart le plus important a été enregistré au Grand Prix d'Émilie-Romagne, où la pluie est venue perturber la séance. Aucune des Mercedes ne s'est qualifiée en Q3 et 1,964 secondes séparaient George Russell de la première place en Q2.

Mais les évolutions de Mercedes semblent porter leurs fruits le dimanche où l'écurie semble plus proche des écuries de tête. Le problème de marsouinage semble définitivement être réglé depuis la course en Azerbaïdjan. L'écurie peut maintenant se concentrer sur la performance, mais avec six mois de retard, comme le déclarait le stratège James Vowles à la télévision française samedi au Castellet.

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Depuis le Grand Prix de Monaco, pas une seule course ne s'est terminée sans qu'un pilote Mercedes ne soit monté sur le podium. La voiture devient de plus en plus rapide et est la plus fiable du plateau. Hamilton est le seul pilote du plateau à avoir terminé l'ensemble des Grand Prix en 2022 (après 12 manches disputées), alors que Russell n'a abandonné qu'une seule fois, mais parce qu'il a été impliqué dans l'accident du premier tour à Silverstone où il n'était pas responsable.

En France, Mercedes signe son premier double podium de la saison. Hamilton ne termine qu'à dix secondes du leader Max Verstappen, tandis que Russell dépasse Perez dans les ultimes boucles de la course. Bien qu'il ait fallu que les deux Ferrari soient hors course, les pilotes Mercedes ont battu Sergio Perez grâce à leur vitesse en course. Ce qui était impensable en début de saison tellement l'écart avec la tête de course était important. Cela démontre bien que Mercedes est sur le chemin du retour vers le sommet de la Formule 1.

Pour la suite de la saison, il sera intéressant de voir comment Mercedes va évoluer par rapport à Red Bull et Ferrari. Sera-t-elle capable de développer une monoplace à un rythme plus important que ses concurrents? La vitesse sur un tour va-t-elle être améliorée afin d'augmenter les chances de victoires?

Nous devrions avoir un premier élément de réponse dès le week-end prochain en Hongrie, mais surtout après la trêve estivale où l'entrée en vigueur de la nouvelle directive technique de la FIA pourrait redistribuer les cartes.

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