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Il y a 40 ans : Imola 1982, le Grand Prix de la discorde

Il y a 40 ans : Imola 1982, le Grand Prix de la discorde

Actualités F1

Il y a 40 ans : Imola 1982, le Grand Prix de la discorde

Il y a 40 ans : Imola 1982, le Grand Prix de la discorde

Le Grand Prix d’Imola 1982, disputé dans un contexte particulier, allait provoquer la déchirure entre les deux pilotes Ferrari, Didier Pironi et Gilles Villeneuve. Un événement qui allait avoir des conséquences tragiques quelques semaines plus tard.

Si Ferrari avait mené Jody Scheckter au titre mondial en 1979, la Scuderia allait connaître une saison 1980 désastreuse, le Champion du monde sud-africain, tout comme son équipier québécois Gilles Villeneuve, étant totalement dépassés par les Williams, Brabham, Ligier ou Renault.

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L’arrivée des moteurs turbo allait redonner du tonus à l’écurie italienne qui renouait avec la victoire en 1981 avec Villeneuve qui s’imposait à deux reprises alors que son nouvel équipier, le Français Didier Pironi - en provenance de Ligier -, affirmait son potentiel sans pouvoir concrétiser en résultats bruts.

Cette époque est marquée par la fracture entre les écuries loyales au pouvoir sportif (la FISA), comme Ferrari, Renault et Alfa Romeo, favorable à la technologie (coûteuse) du turbo, et les écuries britanniques comme Williams, Brabham, Tyrrell ou Arrows, qui peinent à s’inscrire dans cette course à l’armement.

Un conflit symbolisé par les deux hommes forts de la F1 : Jean-Marie Balestre, président de la FISA (Féfération Internationale du Sport Automobile) et Bernie Ecclestone, alors patron de l’écurie Brabham, et qui mène alors la fronde des équipes dissidentes réunies sous la bannière de la FOCA, l’assocation des constructeurs.

Si Renault a remporté les deux premiers Grands Prix de la saison 1982 avec Alain Prost (Afrique du Sud et Brésil), McLaren a riposté en s’imposant à Long Beach avec Niki Lauda.

La quatrième manche du championnat, disputée à Imola, verra le paroxysme de l’affrontement FISA/FOCA. Refusant de céder dans ce bras de fer politique, les équipes affiliées FOCA décidait de boycotter purement et simplement la course. De fait, seules 14 monoplaces allaient se présenter en Emilie Romagne lors de ce week-end des 24 et 25 avril de cette même année.

Les Renault de René Arnoux et Alain Prost allaient dominer les qualifications devant les deux Ferrari de Villeneuve et Pironi, mais Prost allait rapidement abandonner sur casse moteur. Arnoux et Villeneuve entament alors une bataille pour la première place (les deux fougeux pilotes s’étaient déjà affrontés lors d’un duel mémorable à Dijon en 1979), mais la Renault explose elle aussi son moteur à 16 tours de la fin, laissant les deux Ferrari en tête devant des Tifosis en liesse.

La foule italienne retient toutefois son souffle car Pironi revient à grandes enjambées sur son équipier. Ce dernier commet une petite erreur, qui permet au Français de prendre la tête. Mais Villeneuve reprend rapidement la tête au terme d’un affrontement musclé.

La tragédie Villeneuve

Il reste dix tours et, chez Ferrari, on commence à s’inquiéter, au point de passer un panneau «Slow» aux pilotes. Villeneuve imagine que les positions sont désormais figées mais le Canadien se fait surprendre au 52e tour par une attaque inattendue de son équipier. Ce dernier entend bien ouvrir enfin son score chez Ferrari, une équipe vouée corps et âmes à Gilles Villeneuve, considéré comme un deuxième fils par Enzo Ferrari lui-même depuis l’arrivée du Nord-Américain en Italie en 1977 déjà.

Villeneuve repart à la charge, reprend le commandement, mais Pironi plante une dernière attaque dans le dernier tour pour filer vers sa première victoire en rouge, devant un Gilles Villeneuve absolument livide de rage, le local Michele Alboreto complétant (discrètement) le podium sur sa Tyrrell.

Villeneuve se sent d’autant plus trahi que la direction sportive de Ferrari, en la personne de Marco Piccinini, soutient n’avoir pas donné de consigne de figer les positions, mais bien de préserver la mécanique.

La fracture est consommée, et Villeneuve entend bien prendre sa revanche deux semaines plus tard sur le circuit de Zolder en Belgique.

Mais, dans sa quête de la pole position, et surtout de dominer son équipier, Gilles Villeneuve est victime d’un accident effroyable en fin de séance de qualifications. Le Québécois meurt sur le coup, à l’âge de 32 ans.

Le destin brisé de Pironi

Quant à Didier Pironi, sur une voie royale pour devenir le premier Français champion du monde, il allait lui aussi connaître un destin tragique. Victime d’un terrible accident à son tour début août lors des essais du Grand Prix d’Allemagne à Hockenheim, il est grièvement blessé aux jambes. On ne le reverra plus en Grand Prix.

Cet accident qui allait en effet mettre fin à la carrière en F1 du pilote français, lequel allait trouver la mort en 1987 dans une compétition de bateau off-shore.

Quant à la saison 1982, également marquée par la mort du jeune Italien Riccardo Paletti au départ du Grand Prix du Canada à Montreal, elle allait se conclure par le titre de l’inattendu Keke Rosberg (Williams) à l’issue du dernier Grand Prix de la saison à Las Vegas. Avec sa cinquième place, le Finlandais devançait de cinq points seulement l’infortuné Pironi, qui avait manqué les cinq derniers Grands Prix de la saison.

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