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Le "marsouinage", le phénomène aéro que les équipes n'attendaient pas

Le "marsouinage", le phénomène aéro que les équipes n'attendaient pas

Actualités F1

Le "marsouinage", le phénomène aéro que les équipes n'attendaient pas

Le "marsouinage", le phénomène aéro que les équipes n'attendaient pas

Alors que la deuxième journée d’essais touche à sa fin du côté de Barcelone, toutes les équipes ont été surprises par un phénomène d’oscillations sur leurs monoplaces.

Les équipes ont repris la piste ce jeudi en Espagne sur le circuit de Barcelone afin de récolter toujours plus de données et mieux comprendre les implications de la nouvelle réglementation technique, qui fait la part belle à l’effet de sol et a nécessité une refonte complète des profils des voitures.

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Après une première entrée en matière mercredi, le travail d’analyse a donc été approfondi aujourd’hui, et toutes les écuries ont pu observer un phénomène affectant le comportement de la voiture, à savoir l’apparition d’oscillations. En clair, l’effet de sol visant à créer une dépression sous la voiture pour favoriser un phénomène de succion et donc augmenter les appuis peut, sous certaines conditions et à haute vitesse, être amoindri voire annulé.

Des autos qui "marsouinent"

La monoplace se voit alors osciller par moments sur ses suspensions (elle n’est donc plus plaquée au sol), et marsouiner ainsi sur son axe de tangage. Le phénomène est d’autant plus remarquable que la vitesse atteinte est élevée, et est favorisé entre autres par des modifications de pression entre le plancher de la voiture et la piste, pouvant par exemple être provoquées par des irrégularités dudit tarmac.

Si le phénomène entraîne bien sûr un inconfort certain chez les pilotes lorsqu’il se produit, il pourrait également s’avérer bien plus dangereux si la perte d’appuis impliqué survient en courbes, avec un manque d’adhérence soudain pouvant mener à une perte de contrôle de la monoplace.

Du jamais-vu depuis quatre décennies

Ces oscillations n’avaient concrètement plus été observées en F1 depuis l’interdiction de l’effet de sol dans la discipline en 1982, après y avoir été introduit à la fin des années 70 sur les fameuses Lotus alignées à l’époque par Colin Chapman. La résurgence de ce phénomène pourrait pourtant bien être la clé du succès cette saison, celui parvenant à le maîtriser au mieux prenant un avantage certain sur la concurrence.

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« La plupart d’entre nous avons sous-estimé le problème en piste, car nous sommes sujets à bien plus de rebonds qu’escompté. L’effet de sol change beaucoup de choses et nous devons suivre un processus d’apprentissage à ce niveau », a ainsi expliqué Mattia Binotto, le patron de la Scuderia Ferrari. « Les voitures sont vraiment différentes, mais tout cela est lié à l’effet de sol et à l’intensité de ce dernier. La fréquence de ces oscillations en temps normal est conforme à ce que nous avions l’habitude de connaître, mais elle augmente sitôt que l’aérodynamique commence à entrer en jeu. »

La fréquence des oscillations augmente sitôt que l'aérodynamique commence à entrer en jeuMattia Binotto

Des propos corroborés par Frédéric Vasseur, à la tête de l’équipe Alfa Romeo : « Nous rencontrons tous le même problème. Le régler ne devrait pas être une tâche insurmontable, mais il faudra faire en sorte par la suite de rester bien performant. La vitesse d’adaptation de l’équipe sera en ce sens capitale lors des premières manches. Mais je suis à peu près sûr qu’au bout de trois ou quatre épreuves, plus personne ne parlera de ces oscillations en conférence de presse. »

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