Renault fustige l’existence des 'équipes B'

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Olivier Guillaume

Renault fustige l’existence des 'équipes B'

Via Cyril Abiteboul, Renault se veut alarmiste quant à la course à l’armement des équipes de pointe et à la présence d’équipes B à leur service.

Fin 2015, mécontent du retour sur investissement - en termes d’image notamment - que lui procurait son partenariat moteur avec Red Bull, Renault décidait d’acter son retour en tant qu’équipe d’usine en vue de la saison 2016.

Mais après avoir repris Lotus et retrouvé Enstone, le constructeur français a rapidement dû faire face à un problème de taille : la course à l’armement littéralement démesurée, entre les équipes de pointe que sont Mercedes, Ferrari et Red Bull.

"Nous avons maintenant les opérations que nous avons décidé d’avoir", débute le directeur général de Renault F1 Team, Cyril Abiteboul. "Ce que nous n’avions pas réalisé, c’est qu’une course à l’armement complètement folle avait commencé, particulièrement entre Ferrari et Mercedes. C’est un sport différent, un univers différent."

"Notre plan était d’opérer au niveau des équipes de pointe. Mais elles ont continué à se développer à notre rythme et avec des chiffres comme ceux-ci, nous ne pouvons et nous ne voulons pas les suivre."

Vient s’ajouter à cela l’épineux problème de la présence d’équipes B, telles que sont Alfa Romeo et Haas pour Ferrari, ainsi que Toro Rosso pour Red Bull.

"Haas a créé un précédent qu’il est difficile d’effacer", estime le dirigeant français. "Pour moi, il y a un avant et un après Haas. Cela a changé la Formule 1, peut-être pour toujours. Dix équipes sont devenues quatre ou cinq. C’est quelque chose que nous n’avions pas réfléchi et bientôt, il sera impossible de gagner sans équipe B."

"Avant de pouvoir battre Ferrari, je dois d’abord battre Haas. Et, le plus dur, c’est de gagner plus d’argent ou de sponsors. Nous voyons cette situation comme sérieuse et ce n’est pas qu’un problème pour Renault, mais pour tous ceux qui ne peuvent pas suivre ce modèle."

"Je ne sais pas comment arrêter cette course à l’armement et les équipes satellite en font partie. La FIA doit l’admettre. Nous ne voulons pas faire partie d’une Formule 1 comme celle-ci."

L’une des solutions envisagées par la FIA est encore et toujours l’introduction de nouveaux budgets plafonnés. Mais pour Renault, il s’agit de tout, sauf d’une solution : "Si vous avez moins d’argent et de ressources disponibles, une équipe [A] peut se concentrer sur l’aérodynamique et l’autre [B] sur le châssis. Cela rendra ces alliances fantastiques. Si vous êtes isolé comme nous, il n’y a aucune chance."

Une problématique que pourrait également commencer à rencontrer Mercedes qui, à l’instar de Renault avec McLaren, ne fait guère beaucoup plus que fournir des moteurs à Racing Point et Williams.

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